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Malik ZIDI
2006 - Les camarades
Réalisation François Lucciani

 

TV - 2006 - Les camarades - Réalisation François Lucciani

Tournage en Haute-Vienne entre Saint-Léonard-de-Noblat et Limoges en août et septembre 2006 - Scénario et dialogues Virginie Brac - d'après une idée originale de Michel Martens - Images Jonny Semeco - Couleur - 3 x 1h35

Diffusions-TV : RTBF, 19-1-2007 - France 2, mardi 30-1-2007

Avec Valérie Donzelli (Julie Clamart), Laure Marsac (Marion Bricourt), Jean-Michel Portal (Georges Laverne), Malik Zidi (François Marchasky), Vanessa Gravina (Anna Catiano-Laverne), Olivier Sitruk (Pierre Courtois), Valérie Mairesse (Jacky Marchasky), Rosa Pianeta (madame Catiano), Jean-Michel Fete (Jean Keller), Solène Bouton (Francesca à 18 ans), Charles Templon (Marco à 17 ans), Maher Kamoun (Liacine Bacher), Didier Bezace (monsieur Bricourt, père de Laura), Pierre Boulanger, Jean-Christophe Bouvet, Philippe Du Janerand, Pascal Elso (Hubert), Bernard Fructus, Maher Kamoun, Sophie Le Tellier, Roger Souza (Toto), Dominique Chiaroni (Marcello)


Malik Zidi dans "Les camarades" - Cliquez pour agrandir !

Le sujet : La saga s'étale sur trois épisodes. Elle s'ouvre en 1945, alors que Marion sort tout juste d'un camp de concentration, et s'achève en 1968. Histoire de réaliser une boucle : lorsque le film commence, les protagonistes ont vingt ans. Lorsqu'il s'achève, ce sont leurs enfants qui ont cette âge.

Episode 1 : Anna, une Italienne, Georges, un ouvrier, François, un trafiquant, Marion, une rescapée des camps, Pierre, un étudiant, et Julie, une intellectuelle, ont tous une vingtaine d'années et se sont connus dans un réseau de résistance en 1944. A la Libération, ils restent unis malgré leurs profondes différences par une amitié indéfectible et leur foi dans le communisme. Dans la France d'après la guerre, plus d'un quart des votants partagent leurs idées. Chacun trace son chemin et, avec les années, si leur engagement communiste finit par s'éroder, leur amitié survit à tous les aléas de la vie et de la politique. Les destins des six amis s'entrechoquent entre regrets, paradoxes, illusions, amours et ruptures...

Episode 2 : Début des années cinquante. C'est la première fois que Julie reprend contact avec Anna et Georges depuis son avortement. Elle a une bonne raison pour le faire : son premier roman, "Les camarades", vient de sortir. Les retrouvailles sont émouvantes dans le petit appartement familial. Mais bien vite les tensions ressurgissent : Anna et Georges sont envoyés par le parti à Prague pour assister au procès Slansky. Pour ne pas gâcher les retrouvailles entre Anna et Pierre, Marion s'installe dans un appartement que lui achète son père. Pendant ce temps, François commence à être connu dans le milieu du journalisme et de l'édition car les classiques à petit prix qu'il imprime connaissent un énorme succès populaire : c'est le livre de poche. Mais bien vite, la mort de Staline, l'Algérie et d'autres événements petits ou grands apporteront leur lot de tensions à nos six amis...

 

Note : Des illusions de l'après-guerre à mai 68, François Luciani explore la société française sous l'angle des communistes. Tous les personnages sont emblématiques des différentes facettes du militantisme. Leurs amitiés, amours, divorces, carrières..., sont liés à l'évolution du Parti communiste français. C'est toujours l'angle humain qui transparaît, même si des images d'archives, parfois inédites mettent la saga en perspective. "Je suis engagé à fond dans mes films, mais je n'ai pas envie de sortir les drapeaux. Mon engagement est humaniste. Ce qui m'intéresse, c'est de parler de la jeunesse, de l'idéal, de cette envie de vivre et de changer le monde", assure François Luciani, qui s'est inspiré du film d'Ettore Scola "Nous nous sommes tant aimés" et de la phrase : "Nous voulions changer le monde et c'est le monde qui nous a changés". Puis, il explique : « J'ai été trotskiste, comme beaucoup de jeunes étudiants dans les années 70. Ce que j'ai trouvé d'intéressant dans cette fiction, c'est le lien entre le politique et l'affectif. Le parti, c'est la famille : on critique, mais on n'en change pas. Ça témoigne de la sincérité de l'engagement. On voit Les camarades construire la France sur laquelle nous sommes maintenant. »

Virginie Brac, la scénariste, avait quant à elle d'abord refusé de travailler sur Les camarades : "Finalement, j'ai trouvé intéressant de travailler sur des personnages engagés politiquement, mais nous n'étions là ni pour faire le panégyrique du PCF ni pour tirer sur l'ambulance".

Glissant habilement de la romance aux archives en noir et blanc, ce premier épisode des "Camarades" est balayé par un doux vent de liberté et bercé par "Le Chant des partisans". Le deuxième épisode démarrera avec les procès staliniens.

 

L'article de l'Humanité sur le tournage / L'Humanité du 2-8-2006 - Julie, Marion, Georges et les autres...

Tournage . Les Camarades, une fiction de France 2 en trois épisodes, se prépare jusqu'en septembre à Limoges.

Une grande maison blanche, à colonnes, où rampe le lierre. Dans le jardin, en contrebas, des élégantes, chignons haut perchés, portent des robes bouffantes et colorées. Elles côtoient des messieurs en complet veston. Le temps est comme arrêté sur une photo de la fin des années soixante, sur le tournage des Camarades, à Limoges. Lorsque le réalisateur, François Luciani, prononce le fameux « Coupez », les parapluies se déploient pour protéger les épaules et les frimousses du soleil, brûlant en ce mois de juillet.

Les Camarades raconte les tribulations d'une bande de jeunes gens, tous communistes, qui se sont connus pendant la guerre. François (Malik Zidi), Marion (Laure Marsac), Pierre (Olivier Sitruk), Julie (Valérie Donselli) et Georges (Jean-Michel Portal) vont continuer à se côtoyer, s'aimer, se déchirer, pendant vingt ans, jusqu'en 1965. La saga s'étale sur trois épisodes. Elle s'ouvre en 1945, alors que Marion sort tout juste d'un camp de concentration, et s'achève en 1968. Histoire de réaliser une boucle : « Lorsque le film commence, les héros ont vingt ans. Lorsqu'il s'achève, ce sont leurs enfants qui ont vingt ans », résume Stéphane Strano, conseiller de programmes pour France 2. Pourquoi choisir l'angle des communistes ? « Parce qu'il est particulièrement intéressant pour mettre en lumière les mouvements sociaux de cette période », continue-t-il.

Les acteurs ont été séduits par l'écriture du scénario, qui se veut à la croisée des chemins entre Vincent, François, Paul et les autres, de Claude Sautet, et Nos premières années, de Marco Tullio Giordana. Une histoire de copains, sur fond d'histoire. « Mais ce n'est pas une reconstitution historique avec des clichés de l'époque », prévient Malik Zidi. « On se contente de croiser l'histoire », renchérit Laure Marsac. La comédienne, qui incarne Marion, fille de collabo déportée pour fait de résistance, insiste : « Il y a une réplique qui résume bien la philosophie des rapports entre les personnages : "Un camarade, c'est un camarade." Tous ces personnages sont engagés dans leur vie. Ils ont dû faire des choix, très jeunes. Mon personnage a l'âge de ma grand-mère, mais il est vachement plus moderne. Parce que son engagement l'oblige à se poser des questions, à se définir, aussi, individuellement. À se dire qu'il n'est pas obligé de croire et de faire ce qu'on lui demande, à revendiquer son corps, et à se dire, aussi, qu'il peut changer de classe sociale. »

Dans la bande, certains restent fidèles au Parti communiste coûte que coûte, au fil des années. D'autres, malmenés par l'organisation, et par la vie, font d'autres choix. Mais ils restent unis, et fidèles aussi à un certain esprit de résistance. « La guerre, le communisme et leur jeunesse leur ont permis de se croiser sur des questions essentielles d'humanité », estime ainsi Laure Marsac.

Le scénario a été écrit par Virginie Brac, auteur de l'Adieu et de Double Peine (d'après son propre roman). Le tournage des trois épisodes s'achèvera en septembre. Cette fiction devrait être diffusée en 2007.

Caroline Constant

 

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