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Malik Zidi
1996
Les corps ouverts
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Court métrage - 1996 - Les corps ouverts - Réalisation Sébastien Lifshitz

Fiche technique : Scénario Stéphane Bouquet et Sébastien Lifshitz - Chef op Pascal Poucet - Son Yolande Decarsin et Cyril Holtz - Montage Stéphanie Mahet et Jeanne Moutard - Musique Akhenaton, Rob Dougan, L'orient imaginaire et Alla - Chorégraphie : Laura Scozzi - Production Lancelot Films, Paris (France), tél.: (33-01) 53 41 89 49 - Distribution Magouric 54 rue René Boulanger 75010 Paris ; 01 40 40 20 60 - Film interdit aux moins de seize ans - 48'

Avec Yasmine Belmadi (Rémi), Pierre-Loup Rajot (Marc), Margot Abascal (la jeune fille), Mohamed Damraoui (le père), Malik Zidi (le copain de classe), Dora Dhouib (la soeur), Karim Belkhadra (l'épicier), Réjane Kerdaffrec (la prof), Sébastien Lifshitz (le garçon du sex-shop).

L'histoire : Après une première expérience homosexuelle, Rémi, lycéen désoeuvré de 18 ans, multiplie les aventures. Il partage son temps entre le lycée qui l'ennuie, sa famille, son ami Thomas et l'épicerie où il travaille le soir. Sa vie est d'une monotonie tranquille. Il se rend, pour voir, à un casting. Marc, le réalisateur, est charmé par son jeu autant que par son physique. Plus tard, Marc et Rémi couchent ensemble. Déboussolé par cette expérience, ainsi que par la maladie de son père, Rémi ne sait plus trop où il en est. Il erre dans les rues, multiplie les rencontres sexuelles, filles et garçons confondus, pour se perdre, à moins que ce ne soit pour se prouver quelque chose, mais quoi ?

Festival :
* Festival des Films du Monde de Montréal.
* Nuit du film court, vendredi 26 mars 1999, au nouveau Gaumont Aquaboulevard. (
site internet)
* Soirée Sébastien Lifshitz, Lesbian&Gay Pride de Lille, Lundi 12 juin, 19h00 au cinéma Le Métropole, en présence du réalisateur : projection des "corps ouverts" et des "terres froides". (
site internet)

Prix : Prix Jean VIGO.

Notes sur Laura Scozzi, chorégraphe : Née à Milan en 1964, elle étudie la danse classique et contemporaine, le jazz, les claquettes et les danses de salon. De 1986 à 1988, elle suit les cours de l'Accademia d'Arte Dramatica de Rome et, de 1988 à 1991, ceux de l'Ecole de Mimodrame Marcel Marceau de Paris. En parallèle, elle étudie la sociologie et la photographie. En 1991, elle fonde la Compagnie "Opinioni in Movimento", pour laquelle elle crée des chorégraphies et met en scène plusieurs spectacles : Zapping Movies, F.E.I.R.-l'amour, L'Arrache-Coeur (d'après le texte de Boris Vian), F.E.I.R.-la peau. Elle crée les intermèdes chorégraphiques du Salon d'été, spectacle écrit et mis en scène par Coline Serreau (1998-99), la pièce courte pour huit danseurs hip-hop Etant donné la conjoncture actuelle... commande du Théâtre Jean Vilar de Suresnes (1999), les chorégraphies pour l'opéra baroque Platée à l'Opéra Garnier (1999), la pièce musicale A Chacun son serpent d'après la courte pièce de Boris Vian, commande du Théâtre Jean Vilar de Suresnes (2000), ainsi que les chorégraphies de plusieurs films, dont Les Enfants s'ennuient le dimanche de Matthieu Poirot-Delpech (1994-sélection officielle au Festival de Cannes 1995), La Belle verte de Coline Serreau (1995), Les corps ouverts de Sébastien Lifschitz (1996) et Monsieur Naphtali d'Olivier Schatzky (1999). Son film Tu mi fai girar... (1994) lui vaut une nomination catégorie "Création" et mention d'honneur du jury final au VIIIe Grand Prix Vidéo Danse 1995. Récemment, elle crée les chorégraphies de F.E.I.R.-la colère pour la Compagnie "Opinioni in Movimento" et de La Belle Hélène d'Offenbach au Théâtre du Châtelet, La Chauve-Souris à l'Opéra Bastille, dans une mise en scène de Coline Serreau. En projet: la chorégraphie de Dolce Vita au Grand Théâtre de Genève. (cf. site internet)

 

 

La critique de V.Dieutre : « Corps ouverts » est un film envoûtant. Rien ne nous sera imposé, ni la sacro-sainte histoire, ni aucun jugement ou analyse. Il faut tout ouvrir comme disent les danseurs, s'ouvrir au film comme son jeune personnage s'ouvre au monde.
Un monde auquel Rémi cherche avec nonchalance à donner un sens tant bien que mal. Pour cela, au gré des rues, des hasards, des rencontres, il glane des bouts de certitudes, des sensations imprécises. C'est Paris, c'est aujourd'hui, c'est, très exactement la peinture d'un éclatement de soi.
Et le film avance, entre l'affection d'un réalisateur aux projets vagues, le père qu'il faut aider à mourir doucement, et l'errance de ce jeune homme bientôt adulte, à la recherche de sa sexualité. Pas pressé de trouver, la flânerie est si belle. Il apprendra qu'il est beau, qu'il est fils d'immigré, et qu'il a le droit d'être aimé. Et nous, de cette balade instable, entre boites de nuit et cuisine vieillotte, entre masculin et féminin, nous n'aurons que les brides, les morceaux choisis.
Alors on pense à Pasolini, à Warhol, mais « Corps ouverts » est d'abord un film extrêmement contemporain, touchant et tendu. Sebastien Lifshitz arrive à y dire la complexité du monde, des gens, et des situations, sans tricher ni grossir : car il plonge son cinéma comme son spectateur, dans la fragile sidération du fragment.

 

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1996 - Les corps ouverts - Réalisation Sébastien Lifshitz
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Fiche technique - 02
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le DVD Presque rien + les corps ouverts


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